
La science, pilier fondamental de notre civilisation moderne, est à la fois une source d’immenses progrès et un sujet de controverses majeures. Le thème de l’épreuve A/L 2026 nous invite à porter un regard critique et nuancé sur la science, son évolution, ses enjeux actuels et son impact sur l’humanité.
Cet article a pour but de mettre en lumière les premiers paradoxes liés au thème de la science, afin de vous offrir un cadre de réflexion utile pour bien préparer la rentrée de septembre. Saisir ces enjeux dès à présent vous permettra d’aborder plus sereinement vos futurs travaux et interrogations.
Les éléments développés ici s’appuient notamment sur l’intervention de Jean-Marc Richard, agrégé de philosophie et professeur en classes préparatoires depuis plus de 25 ans, qui partage son expertise pour éclairer les multiples facettes de ce thème.
Une double posture face à la science : défiance et croyance
Aujourd’hui, la science souffre d’une crise de confiance qui se manifeste par une méfiance grandissante envers les institutions scientifiques et leurs discours. Cette défiance se nourrit d’une information foisonnante où la vérité scientifique se retrouve souvent noyée dans des rumeurs, des fake news et des théories complotistes. Paradoxalement, dans cette atmosphère de scepticisme, on assiste aussi à une forme de crédulité envers des explications pseudoscientifiques, comme les médecines alternatives non fondées, les théories du complot liées à la santé ou à l’environnement.
Ce double phénomène pose une question fondamentale : comment la science peut-elle regagner la confiance de la société ? Il ne s’agit pas seulement d’une communication plus claire, mais aussi d’une éducation à la pensée critique, qui permette à chacun de distinguer entre preuves solides et croyances infondées. Le philosophe Karl Popper a souligné que la science progresse précisément par la falsifiabilité de ses théories, ce qui lui donne une rigueur méthodologique unique. Pourtant, cette méthode est souvent mal comprise ou ignorée dans le débat public.
Une évolution historique du regard porté sur la science
Au XIXe siècle, la science était perçue comme une force libératrice. Le progrès scientifique semblait inéluctable et capable d’améliorer durablement la condition humaine. Les découvertes en médecine, en physique et en chimie donnaient lieu à un optimisme débordant : la science promettait la fin des maladies, l’essor industriel et une meilleure qualité de vie.
Le XXe siècle, en revanche, a révélé une face plus sombre. La science, avec l’invention des armes nucléaires ou la manipulation génétique, s’est aussi montrée capable de destructions massives. Les deux guerres mondiales et la course à l’armement ont illustré que le progrès scientifique pouvait engendrer des risques extrêmes. Cette ambivalence a profondément transformé notre rapport à la science, désormais perçue non plus seulement comme un vecteur de progrès, mais aussi comme une source potentielle de dangers.
Science et humanité
La question essentielle est celle de la responsabilité humaine dans l’usage de la science. La science en elle-même ne condamne pas l’homme, mais elle met en lumière les limites de notre compréhension et la fragilité de notre condition. Les crises environnementales actuelles, comme le changement climatique, montrent que la science tire la sonnette d’alarme, mais que c’est à la société de décider des actions à mener.
Ainsi, la science est un miroir de nos choix : elle révèle nos faiblesses, nos espoirs et nos contradictions. Elle oblige l’humanité à se confronter à elle-même et à ses responsabilités. Peut-on continuer à avancer aveuglément dans la recherche du progrès technique sans se soucier des conséquences éthiques, sociales et écologiques ?
Quel avenir pour la science à l’ère de l’intelligence artificielle ?
Avec l’essor de l’intelligence artificielle, la science entre dans une nouvelle ère. Cette technologie transforme profondément nos modes de vie, nos économies, et même nos interactions sociales. L’IA pose des questions inédites : jusqu’où laisserons-nous les machines décider à notre place ? Comment garantir que ces outils soient utilisés pour le bien commun et non pour des intérêts particuliers ?
L’intelligence artificielle met aussi au défi la notion même de connaissance et de création scientifique. Si les machines peuvent désormais analyser, prédire, et même inventer, quel sera le rôle de l’humain dans la science de demain ?
Performer en Philosophie avec Mission Prépa
Chaque année, plusieurs centaines d’étudiants, notamment en prépa A/L, nous font confiance pour progresser dans les matières piliers : Lettres, Histoire, Géographie. Notre équipe pédagogique est composée majoritairement de normaliens spécialistes de leur discipline, qui ont eux-mêmes brillamment réussi les concours. Leur expertise et leur exigence vous offrent un cadre stimulant, rigoureux et sur mesure. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site, rubrique « Prépa Digitale ». Vous pouvez également nous écrire à accueil@mission-prepa.com et découvrir les témoignages de nos étudiants, matière par matière.
